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Mon travail ? Mon travail en peinture c’est d’essayer d’être un témoin du paysage contemporain. C’est un paysage différent de celui des impressionnistes… il est, aujourd’hui, complètement remodelé par l’agriculture, l’urbanisme… par la croissance des machines, les voitures, les camions, les trains, les machines agricoles… et l’absence totale de l’homme ! Le paysage contemporain c’est un paysage où l’on ne voit quasiment plus d’humains. , en …On le traverse essentiellement en voiture, en train en avion… et plus comme un piéton qui chemine… Donc j’essaie de transmettre l’émotion que j’ai eue sincèrement devant les paysages de Beauce, de plaines à l’infini particulièrement poétiques… malgré leur caractère parfois ingrat aux yeux de certains, pour moi ces paysages invitent à la contemplation. .. Et donc dans mon exposition actuelle j’ai essayé de montrer tous ces bouleversements du regard du spectateur et du promeneur… voilà !
Site de LESLIE : leslie@leslieomeara.com
Je me lève quand William, mon fils me réveille vers 7.30 h … j’ai toujours mal quelque part et je sus toujours fatiguée quand je me lève…Toujours envie de refaire le monde ! La première chose que je fais c’est de regarder par la fenêtre le temps qu’il fait, la couleur du ciel, la lumière…Voilà ! Regarder dehors ! Oui regarder l’horizon, car de ma fenêtre, je vois à plus de 10 Kms… J’habite à la campagne dans une vieille ferme retapée avec des animaux, des chevaux notamment, un chien…. Oui donc, j’aime regarder le ciel, l’horizon chaque matin…
Je me lève pour faire de belles choses ! Beaucoup d’ambition, beaucoup de passion aussi…parce que j’adore le monde, même si je trouve qu’il y a plein de choses qui vont mal. J’adore le monde tel qu’il est, la nature, les gens, les arts, tous les modes d’expression… Donc c’est la passion d’apprendre tous les jours des choses nouvelles, de faire des choses nouvelles, de transmettre aux autres, de produire des choses qui soient le plus personnel possible… AIMER aussi…. Aimer le monde, aimer les gens. La passion c’est vraiment ce qui caractérise ma vie au quotidien ! Mais ce qui me fait avancer c’est de m’apporter un peu de bonheur, et d’apporter un peu de bonheur aux autres…et faire que notre passage sur terre ait un sens… qu’il laisse une trace aussi... Parce que je suis assez orgueilleuse, et en même temps je ne crois pas en Dieu, je crois en rien du tout après la mort, donc évidemment il y a aussi beaucoup de moments de mélancolie. Et je vis avec des hauts et des bas. Des moments d’espoir immense, et de désespoir complet…. Donc je me lève pour ces raisons : à la fois beaucoup d’enthousiasme et d’amour, et à la fois pas de foi en autre chose que notre existence…un peu brève sur la terre !
Peut être l’orgueil ! De ne pas être RIEN dans ce monde où le tourbillon va faire que l’on va tous disparaître un jour ! Oui cette espèce d’illusion de ne pas être RIEN…Parfois je me rends bien compte que c’est une illusion, et parfois j’y crois, donc ça, ça me fait avancer…
C’est ce que je disais… c’est l’enthousiasme, l’amour, la passion…J’aime les gens, et le monde dans lequel on vit malgré tout… et j’aimerais aider les gens à apprécier ce monde comme je l’apprécie et avoir de l’enthousiasme comme j’en ai, notamment dans mon métier d’artiste… transmettre l’enthousiasme devant des paysages que je peins, et de la nature telle qu’elle est aujourd’hui malgré la modernité, l’impact de l’urbanisme… j’essaie de montrer que ces paysages sont quand même beaux, et ont conservé encore beaucoup de mystère et de poésie… voilà !
C’est la peur de la mort ! C’est terrible, c’est quelque chose d’atroce ! Ca me rend malade… je ne veux pas trop y penser parce qu’après … effectivement je ne me lève pas ! La peur que tout disparaisse, la peur de perdre tout ce que j’aime…La disparition totale, ça ça me pétrifie !
Je ne sais pas… l’éternité serait bien des remèdes à bien des soucis que j’ai, mais elle en apporterait bien d’autres que je n’imagine pas encore ! La célébrité… mais j’estime qu’elle viendra si elle doit venir…il faut qu’elle vienne de moi-même si je fais des choses qui vaillent la peine, sinon cela ne m’intéresse pas … Donc en fait à la fée je crois que je ne lui demanderais rien ! Que simplement il ne m’arrive pas de choses extérieures dramatiques… et je pense que tout le bien qui puisse m’arriver dans la vie, il n’y a que moi qui puisse en être responsable… et je veux que cela vienne de moi sinon ça n’aura pas la même valeur.
Posted at 02:22 AM in September, Thursday | Permalink | Comments (3) | TrackBack (0)
Je pense que mon esprit ne s'appelle pas que « Fabienne Chudasset », ma personne va bien au-delà d'une simple identité dans ce monde. C'est une certitude. J'exerce la profession de médecin mais je suis plus qu'une profession, je ne me réduis pas à ma profession. J'exerce depuis maintenant 15 ans à la maison médicale Jeanne Garnier qui est le plus grand centre de soins palliatifs d'Europe puisqu'on a 81 lits qui sont dédiés uniquement aux phases terminales de cancers ou de maladies neurologiques dégénératives évoluées, ou de SIDA. Par ailleurs, je peins des icônes ou plutôt je devrais dire, je les écris, depuis 6 ou 7 ans. Et je chante de la liturgie en slavon dans un coeur ukrainien, le coeur Boristhène, depuis un an et c'est un vrai bonheur de chanter !
C'est en fonction de mes obligations de la journée. Evidemment si je dois travailler à 9 heures, il faut que je me réveille vers 7h, 7h30, mais si je n'ai pas l'obligation de me réveiller, je peux beaucoup plus traîner au lit. Je me réveille spontanément, j'ai l'impression d'avoir un réveil à l'intérieur du corps parce que s'il faut que je me lève très tôt, je me dis qu'il faut que je me lève à 6h du matin, et c'est immédiat! Si je me dis que j'ai le temps et que 9h c'est bien, je dors et je me réveille à 9h. Sans réveil. En semaine, le petit rituel c'est de faire le café et j'apporte le plateau du petit déjeuner. Le week-end, c'est plutôt l'inverse, c'est mon mari qui me fait le petit déjeuner au lit !
Je me lève, j'ai la joie de me retrouver les yeux ouverts et je sais qu'il va falloir que je serve, on peut l'appeler Dieu, le Grand Architecte, l'Esprit... en tout cas c'est le service. Que ce soit pour aller auprès des malades, pour peindre des icônes, pour chanter, c'est pour servir. Je sais que je suis là pour ça encore dans ce monde, et que si plusieurs fois je suis passée très près de la mort, de façon assez violente dès ma naissance, (Dès ma naissance cela a été difficile j’ai failli mourir étouffée, donc plusieurs fois c'est passé très près, et je me dis que ce n'était pas le moment …) c’est que j'avais encore à servir… donc je continue jusqu'au moment où cela sera enfin le grand passage ! Au fond de moi, je sais que j'attends cela, car pour moi, ce sera vraiment le grand moment de la vie ! Toute la vie pour moi est une préparation à ce qui va se passer ensuite au niveau de l'esprit, parce que je sais qu'il faut que je quitte mon corps, c'est évident… Il n'est fait que pour cet espace temps tri-dimensionel. Il y a quelque chose en moi qui sait qu’il est éternel et que je fais que passer… Que cette vie est faite comme une préparation, je suis à l'école, tout le temps. Je suis en train d'apprendre, apprendre à aimer, apprendre à être qui je suis, à connaître mes passions, à travailler dessus, à essayer de les convertir en vertu. Il y a tout un travail de l'âme qui est à effectuer en ce monde avant de passer et puis de réussir l'examen ! Non pas subir la mort mais « entrer dedans ». C'est ce que je souhaite. Très jeune je pensais l'inverse. Pendant longtemps j'ai pensé qu'il valait mieux mourir brutalement, ne pas voir venir la mort etc. et je pense que toute la société actuelle nous fait penser cela… mais en accompagnant depuis des années, j'ai vu des choses tellement fortes, tellement extraordinaires! J'ai vu des mourants qui ont été des maîtres pour moi, je les remercie profondément. Ils m'ont permis de comprendre qu'il ne faut pas fuir, il faut y aller, il faut attendre, laisser venir et entrer dedans. C'est ce que je souhaite pour une ultime réalisation, si j'ai une image à prendre c'est celle de la chenille qui doit laisser sa vieille coque, abandonner le cocon tout fripé… plus on avance dans le temps, plus les rides arrivent et le corps se flétrit, plus tout fiche le camp, mais il faut bien que tout cela arrive pour que le beau papillon puisse s'échapper du cocon !
L'amour. Pour moi le monde procède de l'amour. Pour moi Dieu est amour, donc c'est l'amour. S'il n'y a pas d'amour, il n'y a rien, aucun intérêt !
C'est d'oser dire ça et de savoir, qu'en tant que créature de Dieu, je suis aimée de lui, puisque je suis là. Il me permet ce chemin qui va vers lui. Donc c'est formidable!
Le désespoir, c'est un mot que je chasse du vocabulaire, qui me rend triste, qui parfois m'irrite et suscite chez moi des révoltes etc…et après je me reprends et je me dis que si je me révolte encore c'est que je n'ai rien compris ! Par rapport au chemin intérieur, si je me révolte encore c'est que c'est encore quelque chose d'une certaine immaturité... Ce qui me coupe les jambes ça peut être des comportements des autres… mais on est tous à l'école, et quel que soit le temps, l'époque et le lieu, quand on regarde tous les siècles, on voit simplement que le décor change mais que l'homme est toujours le même, alors… Ce sont toujours les motivations qui me poussent, les mêmes passions intérieures, les Pères de l'église parlent des 7 passions principales en l'être humain, ce sont toujours les mêmes que l'on retrouve! Que ce soit l'orgueil, la vanité, la colère, la tristesse etc. Ces passions sont là depuis toujours dans l'être humain et on est tous appelés à faire un chemin, un travail sur nous-mêmes... Quand dans le monde il y a la violence, la mort qui est donnée par l'homme à un autre homme, les guerres etc., on accuse toujours Dieu, mais pour moi Dieu n'a rien à voir là-dedans. Dieu nous a laissé la liberté absolue, il nous laisse libre et c'est ça le drame de l'humain, c'est qu'il est libre! Et de cette liberté, il fait un gâchis formidable. Au lieu de travailler sur lui, il essaie de toujours modifier l'extérieur. C'est ça le drame, au lieu d'essayer de se corriger, de se modifier, il veut toujours changer l'extérieur, les autres et il ne commence même pas un bout de chemin sur lui-même, donc c'est voué à l'échec, inévitable !!! C'est toujours de trouver que l'autre en face est responsable de tout ce qui vous arrive… Or, on est responsable de nous-même, profondément… Nous sommes dans un incubateur fabuleux : de tout cela, sortent des êtres magnifiques. Je bénis le ciel de tous ces êtres qui ont apportés au monde: un Mozart, un Flaubert ou un Saint Augustin, un Renoir peu importe, dans tous les domaines, c'est fabuleux! L'être humain a des capacités à accomplir des choses prodigieuses: créer des avions etc. Je suis émerveillée des capacités de l'homme mais ce qui est dommage c'est l'envers et c'est triste parce que je pense que dans tout être humain, il y a une parcelle de divin et c’est cette parcelle qui doit éclore. C'est dommage quand elle n'éclot pas. Comme disait Saint Ex dans "Terre des hommes": "ce qui m'afflige ce sont les Mozart assassinés".
Que tous les hommes voient, un jour, la lumière véritable, le Seigneur en ce monde.
Posted at 02:22 AM in September, Wednesday | Permalink | Comments (1) | TrackBack (0)
C'est variable puisque je n'ai pas tellement d'horaires… mais depuis quelques années je me réveille assez tôt, genre vers 7h du matin et puis je me lève en général dans la foulée. Je me réveille spontanément, parfois quand j'ai un avion à prendre je mets une alarme ou je demande à la réception de l'hôtel de me réveiller, mais en général je suis déjà réveillé. J’ai 2 rituels : celui à la maison et celui de l'hôtel. A l'hôtel, c'est d'allumer la télévision et de commencer à zapper. Après je vais me laver et puis je descends pour prendre le petit dejeuner dans les salles de réception de l'hôtel. A la maison, je descends chercher les journaux, je remonte et je prends mon petit déjeuner en lisant les journaux. Tous les journaux: l'Equipe pour mon travail, et Libération. Ce sont les deux journaux de base et puis après je peux prendre Le Monde, Le Figaro et puis Le Parisien. La radio ? Je consomme la radio dans ma voiture lorsque je vais golfer… mais j'écoute exclusivement les radios musicales.
Je me lève parce que je m'éveille à moi-même. La plupart du temps je ne me pose pas cette question, mais lorsque je me la pose - ou me la suis posée quand j'étais plus jeune - j'ai conclu que j'avais besoin de mouvement. J'ai essayé de rester allongé et de regarder le plafond de ma chambre quand j'avais 18 ans, mais c'était insuffisant, il y avait un besoin de mouvement, celui où on se lève, où on sort dehors, et tout à coup, tout s'enchaîne ! On rencontre des gens, on rencontre des choses, et finalement il y a tout un mouvement qui se crée, des actions, des rencontres, on agit, on réagit et puis le soir arrive et l'on s'endort et ainsi de suite ! Après, avec l'âge on est de plus en plus mobilisé par toutes ces relations qui se créent presque automatiquement. A un moment j'ai lâché prise par rapport à cela, c'est à dire je me laisse entraîner dans le réseau des rencontres et des actions et cela fait une sorte de boule de neige où j'ai de plus en plus d'activités. A 18 ans on est dans le tissu, dans la toile d'araignée qui est celle des parents, et tout à coup on peut prendre conscience qu'elle n'a pas de sens pour soi. Cela doit être là que commence à naître une forme d'autonomie… Et puis tout à coup secouer tout ça, se dire qu'après tout, être dans telle ville, faire telles études, être dans telle type d'activité, ce sont des choses très contraignantes, et il peut y avoir un sentiment de non liberté par rapport à cela…. Petit à petit il faut créer sa propre existence, mais il y a toujours ce moment de décision. Pourquoi on se lève plutôt que de rester allongé à regarder le plafond ? Pourquoi lorsqu'on a des difficultés, par exemple, j'ai observé dans des hôpitaux psychiatriques, il y a ceux qui s'y installent, qui y restent... Et puis, ceux qui y arrivent juste le temps de se re-stabiliser, et qui repartent aussitôt en mouvement… C'est lié aux prises de décisions individuelles. Est-ce qu'on est capable d'en prendre, d'être ouvert au monde, et que cela suscite des réactions en soi, c'est toute cette question-là.
Je n'ai pas vraiment de carotte qui me fasse avancer. Je dirais que justement le matin, si on reprend ça comme une métaphore, un jour je me suis levé, ce n'était pas lié à une carotte. C'était simplement lié au fait d'être en vie, d'être en mouvement et puis de bouger. Après, je cherche, quand je suis dans les relations et dans les situations de travail, à prendre un intérêt à ce que je fais. Je peux être très vite pris par l'ennui, la routine, la répétition, donc j'essaie de trouver un renouvellement, une autre manière de voir… De m'imposer un renouvellement dans ce que je fais pour trouver un intérêt, sinon si cela ne m'intéresse pas, et je change ! Le changement aussi est important. Il est important de pouvoir suivre les changements qui sont proposés dès que l'on se lève le matin. Sinon, si l'on considère que tous les matins sont les mêmes, c'est l'horreur !!!
L'existence est ainsi. On se tient hors de soi-même jusqu'à ce que ça s'arrête. C'est un profond mystère. Il est intéressant de regarder ce mystère et de ne pas être justement dans l'automatisme, prisonnier… d'avoir une tenue hors de soi-même qui permet d'être en relation avec ce mystère qui est d'être là.
Les moments d'impuissance sont de deux ordres. Il y a l'impuissance face à un projet. On voudrait que telle chose se passe d'une certaine manière, et finalement ce qui se passe est différent de ce que l'on avait imaginé… A ce moment-là, on est comme un petit enfant qui a voulu quelque chose et le monde répond autrement. Cela correspond à une forme d'impuissance première, et après cela renvoie à un deuxième plan d'impuissance : admettre que toute une part, et peut-être la part la plus profonde de soi n'est pas de l'ordre de notre volonté propre. Il y a deux manières de réagir face à cette impuissance. C'est soit l'accueil, soit la négation… la résistance bien souvent accentue l'épreuve de l'impuissance aussi… Quand on est dans l'accueil de ce qui se passe, tout à coup, cette dialectique entre puissance et impuissance n'est plus. Je la ressens essentiellement dans mon travail. Comme il y a une grosse part d'organisation et de part pré-établie, lorsque cela ne se déroule pas tel que prévu, lorsque les gens sous ma responsabilité n'exécutent pas les choses tel qu'on l'avait imaginé… Lorsque les supérieurs ne saisissent pas quels sont les éléments fondamentaux de notre pratique… ça me renvoie à une forme d'impuissance par rapport à cette idée de perfectionnisme… ou en tout cas de volonté de bien faire qu'on peut appliquer. Et je déteste ça !
J'aimerais ne pas travailler. Etre affranchi du travail. J'ai trouvé des ressources pour accepter, j'ai choisi mon métier... un réalisateur de télévision avec toute son équipe est un peu comme un forain. On va de villes en villes, c'est une sorte de nomadisme même si on est quand même relié à des impératifs relativement forts dans l'industrie de la télévision. J'aime bien me promener donc je me verrais bien errer sans avoir la contrainte du travail. Errer sans but. Le travail est un but, donc, oui, pourvoir vivre sans but…
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Pas de métier, je fais le con toute la journée. J'ai fait de la peinture pendant 20 ans, j'ai bien gagné ma vie après je suis allé dans les Cévennes, j'ai joué à Robinson Crusoé pendant 13 ans. Je sais tout faire dans la vie moi. (A trois ans de la retraite! Mais j'ai jamais travaillé!)
Je dors dehors, je me lève à 6h le matin à peu près. Je dors sur un banc là derrière. Il y avait du monde hier soir c'était rigolo, les gens s'engueulaient, moi je dormais à côté derrière... Je me lève, je me promène un peu et puis j'attends que ça se passe, parce qu'à 6h y'a pas grand monde ! Je n'ai pas de rituel, je fais les choses comme ça vient. J'écris énormément, à l'envers! L'univers à l'envers ça veut "c'est revinu", et l'envers à l'envers c'est "le rêve né", c'est merveilleux!
Parce que je ne dors pas! Je me lève parce que je m'ennuie. Le soir c'est pareil, je m'endors parce que je m'endors! Je n'aime pas trop faire le con le soir, c'est fait pour dormir quand il fait nuit. Le matin, il fait jour alors je me lève.
Je n'ai pas de carotte moi. Je trouve que la vie est jolie. J'aime Eve. Je ne crois pas en Dieu parce que Dieu à l'envers ça veut dire "Eu de l'idée". Les gens pensent à Dieu parce qu'ils ont peur de la vie. Un enfant il ne croit en rien. Moi j'aime bien les princesses et tout ça, j'ai trouvé Eve. J'ai trouvé une petite femme qui a 24 ans et qui est une Ona, c'est une indienne de Patagonie, une vraie en plus, elle est jolie. Je l'ai sur un dessin de 1940 je crois. C'est exactement elle, elle est gentille cette fille. J'aimerais bien l'aider parce qu'elle boit comme un trou! C'est gens on les a tous tué avec ça parce que les primitifs ne savaient pas ce que c'était que l'alcool. Elle a fait des comas éthyliques. Et puis j'aimerais bien lui faire des bébés. J'en ai fait 2 à la première, 4 à la deuxième et il m'en faut encore 3 autres enfants. Je n'avance pas moi, je tourne en rond. Dans l'eau d'ici pas dans l'au-delà! On n’avance jamais dans la vie. C'est la vie qui m'enthousiasme. Je vois des gens qui sont amusants, je vais parler avec eux, je vais parler aux chiens, aux pigeons à n'importe quoi, je trouve que la vie est belle. La vie c'est rien du tout. L'avenir on le fait en vivant. Il faut s'amuser avec la vie. Je trouve que c'est rigolo. Les gens vont au cinéma. Ils n'ont pas de rêves. Moi je vis mes rêves à moi, je m'en fous du cinéma. Mon rêve c'est Eve. C'est pour ça que je voudrais voir les gens de Canal + parce que je voudrais bien leur montrer ma vie rigolote, avec mes trois premières femmes et mes enfants et puis la quatrième qui est belle comme tout et puis je voudrais bien montrer mon copain Mimi aussi. Toute ma vie je peux la raconter à l'envers: mon nom, tout ce que j'ai vécu, à l'envers. Je suis très très vrai comme type. J'aime bien la vie, ça se voit! Je me marre toute la journée et j'ai pas un radis en plus! Je suis passé à Montpellier j'ai vécu pendant 10 mois avec 20 centimes par jour. Juste pour aller me laver à La Croix Rouge. Si on me donne à manger ça va, je ne bois pas, je ne fume pas, je n'ai pas besoin d'argent. La vie est gratos ! Les gens se promènent avec leurs trucs, leur bazar, leur portable, et ils s'emmerdent! Les portables c'est "el ba tro" à l'envers, et mobile ça fait "li bom", Les portables c'est pas bien parce qu'on n'a rien à se dire: "Où est-ce que tu es? Qu'est-ce que tu fais?" Il y a des gens qui sont jaloux, ils passent leur temps à ça. Je suis content parce que je suis pénard. Je me suis toujours occupé de mes enfants, mes femmes me trouvent trop gosse. Un jour je vais gagner plein d'argent avec mes chansons. J'achèterai un endroit pour montrer aux gens comment vivre! Un endroit où tu fais les choses en t'amusant! Aujourd’hui on invente que des trucs marrants et les gens sont pas rigolos c'est drôle! Je trouve que tout est amusant! Je sais tout faire! Ce n'est pas difficile de faire les choses, mais les gens maintenant, ils sont tous spectateurs. On est riche de ce que l'on donne, et on est pauvre de ce que l'on reçoit. La vie est à l'envers de ce que l'on nous montre, c'est ça le problème! Les gens ne sont pas beaucoup artistes. La plupart regarde les choses, écoutent les gens chanter, mais pourquoi est-ce qu'ils ne chantent pas eux? Ce n'est pas difficile!
Rien. Je suis déjà mort une fois avec mon truc de cerveau. Je suis curieux de savoir où ça va toutes ces choses là. Parce que comme tout le monde va à l'envers ça va péter dans pas longtemps. Dans nos pays, il n'y aura bientôt plus de fric, et les gens vont se foutrent en l'air. Dans les années trente c'était la même chose! Aux Etats Unis, les mecs quand ils n'ont plus de ronds, ils se foutent en l'air. Maintenant il n'y a personne qui sait vivre. Moi je n'ai pas de ronds, il faudrait que les gens me donnent des ronds pour que je leur remontre comment il faut faire.
Je ne sais pas. Il m'est tout arrivé dans la vie alors... A part que je ne puisse pas parler...Ça j'en ai ras le bol, mais sinon ça va. On est bien là, on est peinard, qu'est-ce que tu veux de plus? Dans la vie, il faut vivre le temps qui passe. Hier je me suis marré avec des gens, ils étaient gentils comme tout… J'ai parfois de la lassitude parce que les gens sont fatigants, ils sont toujours en train de fumer, de boire et ils ne se parlent pas beaucoup. Je ne sais pas ce que c'est que la tristesse. Parfois j'en ai eu un peu marre, quand j'ai eu mon truc dans la tête, c'était difficile à vivre, je ne pouvais plus parler pendant 6 mois, et j'adore parler! J'aime bien parler aux gens que je ne connais pas parce qu'on raconte toujours la même chose à ceux qu'on connaît! L'attachement c'est ça.
Mais t'es une fée! Ce serait que je vois les gens de Canal + ! Ca me plairait bien! Ces gens-là ils m'aiment bien en plus, ils venaient toujours me voir il y a 10 ans.. Si les gens de Canal + venaient je leur chanteraient des chansons, pour faire le con avec les gens des Guignols. Je leur ferais des chansons à l'envers! Sarko à l'envers, ça veut dire "ok je rase", c'est le chef de l'UMP et à l'envers c'est PMU! Je suis un mec à l'envers! Léonard de Vinci écrivait à l'envers parait-il. Mozart aussi. Il y a des gens qui sont à l'envers parce que ceux qui sont à l'endroit sont pas rigolos! La mort, la vie c'est la même chose, c'est la même médaille, il faut rigoler. Les gens ont peur de tout maintenant. Ils ont raison: ils mangent de la merde, à la télé on leur montre des choses tristes alors qu'il y a quand même autre chose ! Je suis un vrai gamin, c'est ça qui me tient. Les gosses sont plus forts que nous. Quand il y a de l'eau parterre, ils marchent toujours dedans, les parents ils gueulent, mais l'eau c'est la vie! Les gosses il faut les laisser faire! Mes enfants ils font tout ce qu'ils veulent dans la vie. Les enfants il faut qu'ils vivent leur vie. J'aimerais bien gagner de l'argent pour mes enfants et un peu pour moi aussi. Etre pauvre c'est une expérience. Il faut faire les expériences dans le bon ordre. Il faut commencer par être pauvre. On est mort puis vivant. A la naissance on ne sait rien faire, les gens qui ne veulent pas apprendre, qui ne veulent pas se donner du mal, ils sont mauvais! Etre pauvre c'est bien parce qu'on voit les gens comme ils sont. Les gens m'aiment bien même si je suis pauvre, mais je ne suis pas cloche. Je ne bois pas, je ne fume pas. Il y a beaucoup de jeunes de 16, 17 ans qui se foutent en l'air en buvant des saloperies. Ils sont gentils comme tout, c'est dommage mais ils ne comprennent rien à la vie…
Posted at 11:08 PM in Monday, September | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
A 7h du matin avec le réveil pour emmener mes enfants à l'école. Une bonne douche et après le petit déjeuner, et les enfants, l'école !
Je me lève pour aller gagner ma vie, pour vivre. Pour les emmener à l'école! Sinon je suis bien au lit !
Mes enfants, c'est tout! Pour leur apporter un confort de vie que peut-être moi je n'ai pas eu, pour qu'ils ne manquent de rien. C'est ce qui me fait avancer. C'est une autre réponse à pourquoi je me lève tous les matins, pour qu'ils ne manquent de rien. C'est pour ça que j'ai deux métiers: ici, voiturier et le soir conducteur éboueur de 18 h30 à 23h.
Je reviens toujours à la même chose : mes enfants ! J'ai deux garçons. Il n'y a que ça qui compte…Ce qui me motive le matin c'est d'aller travailler, de déjeuner avec les enfants, de les emmener à l'école, de leur faire un bisou et de leur dire « à ce soir » et à 16h je vais les chercher. Ils ont 10 et 3 ans. Le soir je ne les vois pas, je ne mange pas avec eux, alors si je ne m'en occupe pas le matin, je n'ai aucun plaisir, je ne les vois pas grandir… Oui, puisque toute la journée, ils sont à l'école, je les vois qu’une heure le matin et que deux heures le soir, donc ça fait juste... Et tous les week-ends sont pour eux. !
La première chose qui me vient, c'est lors de l'accouchement, de ne pas avoir pu soulager ma femme des douleurs qu'elle avait. J'étais impuissant. Elle souffrait et je ne pouvais rien faire. Même les médecins ne pouvaient rien faire! Totalement impuissant…
Vivre le plus longtemps possible pour profiter de la vie et profiter de ma famille le plus possible !
Posted at 02:22 AM in Friday, September | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)
Je me lève aux environs de 8h, tout seul, sans réveil. Mon petit rituel, c'est de mettre mon lait dans le micro-onde, comme ça il chauffe le temps que je prenne ma douche. Il a le temps de refroidir pour laisser une légère crème sur le lait que je puisse retirer avec les doigts ! C'est du précis et du calculé ! Je suis un technicien ! Je mets mon miel -parce que je ne sucre pas, il n'y a quasiment pas de sucre à la maison, je sucre avec du miel - et je mets une espèce de ricorée dedans qui donne une couleur café. Ensuite deux biscottes non beurrées et j'attaque la matinée !
Parce que je me réveille. Rester couché toute la journée à regarder le plafond ça ne m'excite pas, donc je me lève! C'est mécanique, je ne vois pas pourquoi on resterait couché ou plutôt allongé! C'est mécanique, on a besoin de se coucher parce qu'on est épuisé, fatigué mais pas plus.
Pas facile... Le bonheur, pourrait être la carotte de ma vie. Trouver tout simplement le bonheur, les bonnes choses de la vie. Le bonheur ? C'est plein de choses, les petits moments heureux… Pour moi cela peut être la simplicité… c’est un bon repas, une bonne conversation, un bon moment, un bon verre de vin, n'importe quoi ! Le bonheur pour moi c'est ça, ce n'est surtout pas matériel. Les petits plaisirs matériels font partie du bonheur mais ce n'est pas une quête en soi. La quête en soi ce sont les petits plaisirs et malheureusement on n'en a pas trop parce qu'on est pris par un circuit professionnel où l'on a plus de soucis à affronter que de petits bonheurs. C'est pour cette raison que tous les petits bonheurs qu'on peut avoir - dans le relationnel, dans les petites plaisanteries… - au travail et même dans les emmerdes, on arrive à les faire passer plus facilement, et les journées deviennent plus agréables.
Je ne me suis jamais posé cette question !!!! On a la chance de marcher alors autant être debout, mais la vie aussi me maintient debout ! La soif de la vie, la soif d'un tas de choses me maintient debout. Je ne vois pas pourquoi on aurait envie de ne pas rester debout puisqu'on a cette chance là! Je reviens à tous ces petits moments de bonheur, pour toutes les journées à venir. Mais on ignore son bonheur, je trouve... De temps en temps il est bon de se reconditionner, de se dire qu'on a quand même beaucoup de chance par rapport à certaines choses, certains cas, certains voisins…
La bêtise. L'incohérence, l'absurde, pour moi ce sont des murs qu'on ne peut pas du tout affronter. On frappe contre les murs, mais on reste impuissant… Cela peut être autant à travers les relations humaines que sur l'absurdité de certaines situations au quotidien. Il n'y a en pas autant que cela heureusement, mais parfois on est confronté à l'absurde et là, on aurait tendance à baisser les bras… Je pars du principe qu'il ne faut pas baisser les bras, qu'il faut laisser couler la rivière, comme ça on passe à autre chose, et on n'en parle plus, parce que sinon on se prend la tête pour pas grand-chose ! C'est plutôt ma philosophie.
J'aimerais voler! J'ai la chance de voler énormément dans mes rêves et c'est vraiment sympa de voler! C'est étonnant! J'ai déjà discuté avec une personne qui vole aussi dans ses rêves et chacun vole différemment, moi parfois cela m'arrive, je prends mon élan comme un oiseau et hop je m'envole! Dans mes rêves, mon seul problème, c'est que je n'arrive pas à gérer mon vol ! Je pars souvent très haut et je n'arrive pas à le gérer correctement, mais pour ça il faudrait peut-être que j'apprenne à voler tout simplement !
Posted at 02:22 AM in September, Wednesday | Permalink | Comments (0) | TrackBack (0)