A quelle heure et comment tu te lèves ? At what time and how do you get up in the morning?
Je me lève généralement tôt et assez facilement. Je suis un homme du matin.. Donc ça ne me dérange pas et pour ne pas être dérangé le matin, finalement c’est le soir déjà que je me conditionne. C'est-à-dire que le soir je suis tout à fait capable d’aller me coucher pour avoir mon capital d’heures nécessaires à mon lever du matin. Si, par exemple je me lève à 5h, je vais m’organiser pour dormir à 10h la veille. Du coup, je suis généralement de bonne humeur ! Après c’est directement la douche et puis un bon petit déjeuner, et du café juste ! C’est vraiment le starter ! C'est-à-dire qu’avec le café, je sens que ça me monte aux neurones et je commence à être intellectuellement ouvert et productif ! Je le sens, c’est incroyable ! C'est-à-dire que le café je le bois, et 3-4 minutes après je commence à avoir une émulation, et prêt à partir dans mes travaux intellectuels. ..
Pourquoi tu te lèves ? Why do you get up ?
Parce que je crois passionnément en la vie et je pense que l’on n’a pas le droit de la louper. Je pense que tous les matins, quand on a la chance d’être en forme, en bonne santé et puis je dirais, c’est peut-être banal, mais dire que l’on a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, finalement on a nos sens, c’est quand même quelque chose d’incroyable et de merveilleux, et ne pas s’en servir ça serait quand même une faute impardonnable ! Donc voila, l’amour de la vie ! Et effectivement, ensuite, quand le métier que l’on exerce dans la journée permet de donner, un beau contenu à cette vie, c’est merveilleux, plutôt que d’aller pousser des pièces en usine ou serrer les boulons ! Je peux comprendre que là, on peut s’interroger un peu plus sur la vie, effectivement. ..Mais, être dans l’univers artistique ou dans l’univers de la photographie, c’est forcement être ouvert à la vie, être ouvert aux autres, et comme on est en émulation créative, c’est toute la beauté du monde…
Quelle est ta carotte dans la vie ? What is your « carrot » in life?
Déjà, j’ai en moi des modes de fonctionnement : je suis quelqu’un extrêmement sensitif. Donc, ça veut dire que si je passe une journée sans ressentir des choses, déjà, ce n’est pas une bonne journée ! Donc, je sais très bien où je vais aller les chercher ces choses-là, soit tout simplement en allant au restaurant, soit en allant voir un ami parce que l’on va s’échanger des choses, on va rentrer dans cette stimulation… Donc, déjà je sais que ma journée doit m’apporter cette somme de sensations. Il y a des journées pénibles, bien sûr, ça existe. Il y a des journées où je m’occupe de comptabilité, des journées où je vais m’occuper de faire, par exemple, des catalogues. Donc, là, ça ne va pas être très sensitif, mais il y aura toujours quelque chose puisque de tout façon je suis ouvert, je suis réceptif, donc il y aura toujours à un moment donné, même le plus banal possible, un contenu sensitif. Et puis, créer, créer, créer, créer !!! Ca, c’est toujours aller de l’avant ! Je suis très précurseur également. On me prêtre des côtés visionnaires, ça me joue des tours d’ailleurs parce que voir avant les autres, c’est parfois pénalisant. On est un peu tout seul mais apparemment ça peut faire un bon lien avec la créativité. Donc voila, ce sont des choses qui me font avancer parce que c’est un moteur en moi, et je sais qu’il est là continuellement donc il n’y a plus qu’à y aller et je sais que je serais au rendez-vous !!!
Qu’est ce qui te maintient debout ? What keeps you standing ?
J’avoue que l’on est comme tout le monde, on a des hauts et des bas mais dans un premier temps, je suis positif, je suis fort. Donc, être fort c’est savoir que tout ce que l’on veut n’est pas forcement accessible et ça, on l’apprend avec l’âge. Au début, on est un peu naïf donc dès que l’on a pas, ou dès qu’il y a une difficulté ou un échec, tout d’un coup on tombe par terre et on met du temps à se relever. Ensuite, quand on grandit, on commence de s’apercevoir où sont les choses difficiles, où sont les choses qui font mal et donc finalement, on sait capitaliser sa force pour pouvoir aller chercher ce dont on a besoin. Après, l’ambition, l’envie de construire, l’envie de faire grandir aussi. Grandir les idées, grandir les gens. Faire du portrait, par exemple, pour moi, c’est faire grandir les gens. C’est peut-être leur montrer quelque chose d’eux qu’ils n’avaient pas réussi à mettre sur du papier. Donc, ça, ce sont des beaux défis. Ca, effectivement, ça me donne de la force !
Qu’est ce qui te laisse les jambes coupées ? What really get’s to you, what brings you down?
Le genre humain. Le genre humain et toute cette perversion, tout ce côté finalement mauvaise âme que l’on a. Donc moi, étant plutôt ouvert, plutôt généreux, dès que je vais rencontrer la sournoiserie, l’hypocrisie, dès que je vais rencontrer le calcul, dès que je vais rencontrer le matériel trop fort, je vais être mal. Je ne vais pas être bien, je vais prendre la fièvre. Quand je vois quelqu’un qui est en face de moi et qu’il commence à me regarder parce qu’il a intérêt d’être avec moi, je serais mal à l’aise et je vais être faux. Donc ça je le sens et je le travaille parce que je ne sais très bien qu’il y a des moments où on ne peut pas y échapper. On est dans un monde financier. On est dans un monde où il n’y a pas que de la poésie, pas que des belles idées. Donc, ça je sais que ce sont des choses dont il faut que je me protège. En plus, plus j’avance, plus je les lis ces choses-là sur les gens. Comme je fais du portrait, la morphologie des gens m’apprend beaucoup de choses… les yeux sont le reflet de l’âme, et le visage, au bout d’un certain âge, vous montre comment les gens ont évolué, comment ils ont souffert, comment ils sont par rapport aux autres finalement. Parfois, c’est très désagréable de voir un visage et d’imaginer quelque chose que l’on n’aurait pas voulu savoir sur la personne, comme de voir qu’elle est plutôt fausse, et calculatrice…. Ca ne va pas être un bon deal, comme on dit. Donc, là, ça va être un mauvais moment !
Si j'étais une fée : Un souhait ? If I was a fairy : A wish ?
Pouvoir faire de la photographie dans une liberté totale expressive, créative et je dirais, que tu me permettes, que l’on croie en moi. Que j’explique mon projet et que je n’ai pas de barrières à passer. Que l’on me fasse confiance. Que l’on me donne la matière pour faire ce que j’ai envie de créer, et Dieu sait si j’ai envie de créer ! Par exemple, j’ai envie de travailler avec 2 ou 3 actrices de cinéma, pas pour leur nom, mais pour leur physionomie, peut-être pour leur complémentarité, les faire poser ensemble. J’appelle, elles sont disponibles, et 48h après, elles sont à moi pour ½ journée et je travaille avec elles !!!









