A quelle heure et comment tu te lèves ? At what time and how do you get up in the morning?
C’est fonction de mon nouveau planning, qui vient de changer. Donc certains matins, plutôt, vers, 7h, certains matins, plutôt vers 7h30 et certains matins, quand je suis en déplacement, et que j’ai un avion à prendre plutôt vers 5h-5h15. En général, je prends mes avions vers 6h, quand je pars en province, donc je me lève vers 5h pour être de retour vers 7h30-8h à Paris, 8h30 au plus tard…. Je me réveille très simple, très zen, soit avec mon portable quand je suis en déplacement, soit avec mon réveil quand je suis chez moi : j’ai un réveil radio qui se déclenche en général sur France Inter, parfois radio J, je le confesse, je suis très communautaire. Et je me réveille, très rapidement je sors de mon lit, et je vaque aux travaux hygiéniques du matin : lavage, récurage, repassage,… enfin tout !
Pourquoi tu te lèves ? Why do you get up ?
Alors, si tu veux, à la question pourquoi je me lève, je dirais sans doute une réponse en quinconce, à plusieurs niveaux. 1er niveau :Je me lève « Parce qu’il faut bien se lever » donc pour vaquer aux travaux prévus dans la journée, le lundi par exemple, j’ai chirurgie de 8h à 11h et ainsi de suite…… Maintenant, pourquoi je me lève pour faire ça ? 2ème niveau, c’est parce que j’ai une famille, des enfants, une femme et que ça suppose, d’assumer certaines responsabilités notamment matérielles. Donc à ce niveau-là, j’assume complètement et je dirais que le 1er niveau s’explique par le 2ème. Quant au 3ème niveau, je dirais beaucoup plus profondément, je pense que je dois vivre et qu’à partir du moment où tu choisis la vie, tu choisis, quelque part, de te lever le matin ! Tu ne peux pas vivre en restant couché toute ta journée, il faut donner un sens, il faut trouver des ressources pour apporter quelque chose au Monde, pour survivre, pour vivre, on vit son propre désir en fonction du désir des autres, donc pour être au contact avec d’autres… pour m’éveiller à autre chose que moi-même dans mon sommeil, pour sortir de l’imaginaire on va dire…
Quelle est ta carotte dans la vie ? What is your « carrot » in life?
Alors, je ne fonctionne pas comme ça, je n’ai pas de carotte, je n’ai pas d’idéal, d’idole ou d’idylle ! On va le dire comme ça ! C’est plus compliqué que ça, c’est justement réparti : tu peux te lever parce que tu dois aller voir quelqu’un qui a besoin de toi, tu peux te lever parce que tu as envie de faire du sport et tu sens que ton corps doit être, remanié ou a besoin d’entretien… Tu peux te lever parce que tu sens que tu as quelque chose d’important qui doit se mettre en œuvre… enfin il y a milles petites carottes qui constituent finalement la vie. Tu ne peux pas la fragmenter, il y a une unité dans l’existence et elle est composée de diversité donc tu ne peux pas dire « Je me lève pour le Grand Tout ». Non, on se lève pour mille choses… il y a mille choses qui composent les motivations dans l’existence !
Qu’est ce qui te maintient debout ? What keeps you standing ?
Les muscles de mes jambes, plus les os ! Ce qui me fait me lever le matin me maintient debout, me maintient en mouvement, voila ! J’ai beaucoup de mal à donner une raison, chaque raison en elle-même suffirait à me mettre en mouvement, mais il y en a plusieurs. Il y a des choses qui tiennent à moi-même qui sont, je dirais, pour mon autoconservation et l’expression de mes désirs, de mon plaisir, de ma jouissance. Il y a des choses qui sont de l’ordre du devoir par rapport à mes proches qui interagissent avec ma jouissance par exemple quand tu fais plaisir à un enfant, que tu lui offres un cadeau, qu’il est content… Il y a quand même un retour de jouissance, il ne faut pas en être dupe ! Il y a tout ce qui, alors, ne me procure pas de jouissance, qui me procure une frustration mais est nécessaire pour que j’estime que je sois une personne à peu près digne qu’on lui sert la main. Il y a tout ce qui s’enchaîne… et tout ça justifie beaucoup d’efforts !
Qu’est ce qui te laisse les jambes coupées ? What really get’s to you, what brings you down?
Rien. Sauf, peut-être, d’une façon très temporaire un choc. C'est-à-dire, quelque chose que l’on encaisse que l’on trouve difficile à accepter, comme par exemple, qu’il puisse arriver quelque chose à un enfant… ou par exemple, l’autre jour j’étais à un mariage, c’était la grande fête, mais le père de la mariée est très très malade (Il a 75 ans, et est victime d’une maladie très délabrante…il arrive vraiment au bout…). C’est sûr que quand on voit ça, que l’on voit qu’il est parfaitement lucide, que l’on voit sa souffrance, on a un petit bug, mais je ne dirais pas que ça me coupe les jambes, ça me fait de la peine, ça me ralentit, ça me fait réfléchir… Mais, non, il n’y a rien qui me coupe les pattes. A ma connaissance…
Si j'étais une fée : Un souhait ? If I was a fairy : A wish ?
Alors, le premier qui me vient, il est très bête mais je dirais, m’accorder une faculté de prophétie ! C'est-à-dire d’être capable de prévoir avec justesse ce qui va advenir et de pouvoir prendre en temps utile les mesures qui s’imposent pour ma vie… C’est toujours pour sa propre vie à moins que je puisse vivre la vie de quelqu’un d’autre mais… Même tout ce que l’on fait pour autrui, on en retire une émotion, on en retire quelque chose et on le fait avec notre raison donc je n’ai pas d’illusion, où je vivrais pour l’autre en dehors de moi-même. Ca, il n’y a pas de soucis là-dessus. J’ai dépassé ce stade !

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